Mini-jupes: dernière mode en Birmanie
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En Birmanie, contrôlée depuis quarante ans par un régime militaire, les réformes ne surviennent pas toujours là où on les attend. Sur le plan vestimentaire par exemple, le traditionnel longyi unisexe est peu à peu contesté. Et si les premières élections dans le pays depuis 20 sont considérées par les adversaires de la junte comme complètement verrouillées, la société birmane bouge, lentement, au rythme des timides influences extérieures.
Chan Chan Clare, à Rangoun, c'est une sorte de pionnière dans l'univers de la mode. Modèle, chanteuse, véritable star locale, elle a laissé tomber le traditionnel et chaste longyi pour des vêtements plus modernes. A l'image des Birmanes qui, osent, de plus en plus, prendre des risques.
Le vêtement national, c'est le longyi. Un morceau de tissu aux teintes plutôt sobres, qui s'enroule autour de la taille et descend jusqu'au pied. Il est porté par les hommes comme par les femmes. C'est même obligatoire à l'université et pour les fonctionnaires.
Mais les fashions-victimes affirment que la mode occidentale fait peu à peu son chemin. Evidemment, la presse gouvernementale freine des quatre fers contre l'invasion culturelle et les atteintes à la morale et à la décence. Mais beaucoup pensent que la junte militaire au pouvoir a déjà perdu ce combat-là.
Chan Chan Clare, c'est sûr, ne se considère pas comme une militante. Mais elle repousse, discrètement, les limites de la liberté d'expression.
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