Le cerveau des enfants est-il vraiment fait pour les maths ?

par | Fév 15, 2024 | Éducation

Quand on parle d’apprentissage, il est souvent question du prétendu fossé entre les matières “littéraires” et “scientifiques”. Un cliché que la neuroéducation a largement contribué à déconstruire. Voyons pourquoi il est temps de tourner le dos à cette idée reçue.

Décryptage des mythes : comment la neuroéducation déconstruit l’idée que certaines matières sont réservées à certains types de cerveaux

Si la croyance populaire tend à classer les individus en “matheux” et “littéraires”, les découvertes récentes en matière de neuroéducation viennent bousculer cette vision simpliste. En effet, il a été avancé que le cerveau des enfants ne serait pas pré-destiné à exceller dans un domaine plutôt qu’un autre.

À la lumière de ces recherches, nous voyons bien que l’apprentissage des mathématiques n’est pas l’apanage des cerveaux “mathématiques”. Au contraire, chaque enfant aurait le potentiel pour comprendre et maîtriser les nombres.

L’importance de la flexibilité cognitive pour les enfants : Comment développer la capacité d’apprentissage au-delà des chiffres

La flexibilité cognitive peut être définie comme la capacité à passer d’un sujet ou d’une tâche à une autre, sans être perturbé par les changements de contexte. En d’autres termes, c’est une compétence qui permet de s’adapter facilement à de nouvelles situations d’apprentissage.

L’importance de cette capacité va bien au-delà du simple fait d’être bon en calcul. Elle aide à développer une pensée critique, curieuse et ouverte. Nous pensons donc qu’il est crucial de stimuler cette flexibilité chez nos enfants, non pas pour en faire des virtuoses des mathématiques mais pour les aider à devenir des penseurs libres et créatifs.

La réforme de l’enseignement des mathématiques : En quoi une approche holistique pourrait changer la donne ?

Il est grand temps de repenser sérieusement l’enseignement des mathématiques. Plutôt que de se concentrer uniquement sur l’acquisition de compétences techniques, nous devrions affronter cet apprentissage d’un point de vue plus holistique.

Dans cette optique, il pourrait être très bénéfique d’associer l’apprentissage des mathématiques à celui d’autres disciplines. Il a été démontré que la pratique de la musique ou des arts visuels, par exemple, peut avoir des retombées positives sur les compétences en mathématiques.

En résumé, si nous éliminons les stéréotypes et nous appuyons sur une approche intégrative pour enseigner les mathématiques, nous pouvons alors établir une base solide pour un apprentissage réussi, quels que soient les intérêts ou les talents individuels de nos enfants.

Ainsi, grâce aux découvertes en neuroéducation et à la reforme de l’enseignement des mathématiques, il est parfaitement clair que le cerveau des enfants est bel et bien préparé pour l’apprentissage des mathématiques. Ce qu’il nous faut maintenant, c’est une approche d’éducation qui croit et soutient ce potentiel inhérent à tous les enfants.