Le secret de la mémoire à long terme dévoilé : découvrez comment votre cerveau garde les souvenirs intacts !

homme qui réfléchit avec des lunettes et un couvre chef

Des chercheurs de l’Albert Einstein College of Medicine ont enfin percé le mystère de la mémoire à long terme en étudiant le gène Arc chez les souris. Leurs découvertes pourraient aider à mieux comprendre les troubles de la mémoire et du spectre autistique, la schizophrénie et la maladie d’Alzheimer.

Un mécanisme de mémoire encore méconnu

La mémoire à long terme est un phénomène fascinant qui permet à notre cerveau de conserver des souvenirs précis et impérissables. Les scientifiques savaient déjà que les souvenirs sont fabriqués par les neurones et stockés dans l’hippocampe, mais le mécanisme précis par lequel les gènes précoces immédiats (IEG) soutiennent la mémoire à long terme restait un mystère.

Le rôle crucial du gène Arc

L’étude menée par l’équipe de chercheurs a révélé l’importance du gène Arc dans la formation des souvenirs à long terme. Ce gène est impliqué dans diverses formes de plasticité synaptique et joue un rôle majeur dans la transformation de nos expériences en souvenirs durables.

Un processus de rétroaction positive

Grâce à un modèle de souris et des techniques d’imagerie à haute résolution, les chercheurs ont découvert que la mémoire à long terme repose sur un mécanisme de rétroaction positive. Une seule stimulation en rafale suffit pour déclencher plusieurs cycles de réactivation transcriptionnelle dans le même neurone. Chaque cycle produit des molécules d’ARNm et des protéines Arc qui renforcent les synapses et initient de nouveaux cycles.

“Certaines des molécules de protéines produites à partir de ce stimulus synaptique initial retournent à Arc et le réactivent, initiant un autre cycle de formation d’ARNm et de production de protéines, suivi de plusieurs autres”, explique le Dr Robert Singer, co-auteur de l’étude.

Des “hubs” de protéines Arc pour renforcer la mémoire

Les protéines Arc produites lors de ces cycles successifs s’accumulent le long des dendrites, formant des centres locaux de protéine Arc. Ces “hubs” sont maintenus par des cycles ultérieurs de synthèse, de localisation et de traduction d’ARNm. Ce mécanisme de couplage transcription-traduction soutient l’expression des protéines et permet à un événement de courte durée de soutenir la mémoire à long terme.

Des applications potentielles pour les troubles de la mémoire

Selon la Dre Sulagna Das, première auteure de l’étude, une expression défectueuse du gène Arc a été impliquée dans des troubles de la mémoire chez l’homme, ainsi que dans des troubles neurologiques tels que les troubles du spectre autistique, la schizophrénie et la maladie d’Alzheimer. Mieux comprendre les fonctions moléculaires de ce gène pourrait donc aider à cerner les causes de ces troubles et ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques.

Les recherches menées par l’équipe de l’Albert Einstein College of Medicine ont permis de lever le voile sur le mécanisme fascinant de la mémoire à long terme. Cette avancée pourrait éventuellement conduire à des traitements plus efficaces pour les troubles de la mémoire et d’autres conditions neurologiques. Le cerveau humain continue de nous surprendre et de nous émerveiller par sa complexité et sa capacité à préserver nos souvenirs les plus précieux.