Comment la fiction a prédit le marché boursier : Une analyse des prophéties auto-réalisatrices

par | Mai 4, 2024 | Business

1. Le cinéma et l’industrie de la bourse : De Wall Street à The Big Short

En tant que cinéphiles avertis, nous avons tous vu des films basés sur la bourse. Depuis le célèbre et corrompu Gordon Gekko de “Wall Street” jusqu’au courageux Michael Burry de “The Big Short”, ces films ont souvent présenté une réalité qui est parfois trop proche du confort pour les vrais acteurs du marché. À noter que ces deux films sont sortis avant des événements marquants du marché boursier : le krach de 1987 et la crise financière de 2008. Alors, ont-ils prédit le futur du marché boursier ou était-ce simplement une coïncidence?

2. L’impact des récits de fiction sur la perception du marché boursier

Les récits de fiction ont toujours eu un impact sur notre perception de divers sujets. Les films de bourse ne sont pas une exception. Leur influence sur le public et comment ils façonnent l’opinion publique à propos de l’industrie financière est pour le moins significatif.

Pour nous, il semble évident que les cinéastes et les scénaristes ont bel et bien l’œil sur le marché et peuvent souvent sentir l’air du temps avant que les événements ne se produisent. Cette sensibilité n’est cependant pas immunisée contre l’erreur, à l’image du commun des mortels.

3. Regards croisés : Analyse des prédictions faites par la fiction et leur réalisation dans l’histoire de la bourse.

L’ironie est que ces films, en prédisant ou en anticipant les mouvements du marché, peuvent involontairement contribuer à les moteurs. Une fois de plus, le pouvoir de l’auto-réalisation de la fiction entre en jeu.

Prenons un exemple : un film prédisant le crash imminent du marché. Une grande partie des investisseurs, influencés par le film, finissent par paniquer et à vendre leurs actifs, provoquant ainsi un crash réel. L’effet est le même si le film prédit une bulle : les investisseurs, enthousiasmés, commencent à investir en masse, créant une situation de surévaluation.

Voilà pourquoi nous recommandons la prudence face à la fiction dans le domaine des finances. Bien qu’elle soit riche en enseignements, elle ne doit pas se substituer à une analyse factuelle du marché.

Pour conclure, n’oublions pas que la fiction est une forme d’art qui s’inspire du réel, le déforme et le magnifie parfois pour servir une histoire. Son rôle n’est pas de prédire l’avenir, même si elle semble parfois dotée d’une étonnante prescience. Alors prenez les histoires pour ce qu’elles sont et n’oubliez pas de garder un œil sur le monde des faits.