**Un chiffre claque comme un uppercut : *10*. Dix, c’est la proportion de femmes – une sur dix – qui vivent avec une maladie dont personne ne voit les cicatrices. Un autre chiffre résonne, tout aussi vertigineux : *10 000 000 000 €* de coût annuel pour l’Europe. Et pourtant, il faudra encore sept ans, en moyenne, avant qu’un diagnostic ne vienne enfin nommer la douleur.**
Entre les couloirs aseptisés des hôpitaux et les open spaces où l’on serre les dents, l’endométriose s’insinue, silencieuse, grignotant vies professionnelle, familiale, intime. Longtemps reléguée au rang de « douleurs de règles » — un cliché sexiste persistant — elle explose aujourd’hui au grand jour, portée par des patientes qui refusent l’invisibilité et par une recherche scientifique en pleine accélération.
Dans les pages qui suivent, nous plongerons au cœur de cette pathologie aussi complexe que méconnue : des mécanismes biologiques aux percées thérapeutiques de 2024, des retards diagnostiques aux futurs tests salivaires, sans oublier les récits de celles qui, chaque mois, réinventent leur quotidien. Parce que comprendre, c’est déjà combattre ; et parce qu’il est temps de remettre la douleur des femmes au centre du débat médical et social.










